Maître Eolas tombe la robe mais garde les mules, dans son billet-récré du dimanche, pour nous chanter
une petite chanson qui fait du bien.
Et c'est vrai qu'on en a tous besoin.
Et puis on pourrait aller faire ça chez
Queenofclay qui glandouille un brin, mais qui fréquente
le Maître du Monde, en ce moment, alors les petits fours doivent être top...
Oui,
Pétronille, je veux bien un poème en rimes riches, ça me changera les idées !
Et merci aux aut' pour les petits mots d'exhumation !
Je farfouille dans mes archives, et j'ai retrouvé une galerie de personnages, dont je ne ferai probablement jamais un livre. C'est un peu dommage, mais ce qui m'amusait, c'était la description des personnages...
Oui, je sais, y'a comme un air de famille, d'où le titre du billet.

...qu'est la fille du Père Noël,
c'est rien qu'une grosse feignasse.
Elle laisse
Pénélope Jolicoeur
faire tout le boulot,
en particulier
son beau sapin,
Et ça, Marie-Noëlle, c'est vraiment pas bien.
C'est une soupe de poulet (Kaï) thaïlandaise que PrincessH a découvert dans le Ch'Nord, oùsqu'on ne mange pas que de la fricandelle et de la tarte au maroille.
Alors tout de suite ça a l'air compliqué à cause des ingrédients bizarres, mais un saut chez Tang ou dans une bonne épicerie asiatique, et c'est plié.
Et pour les proportions, selon une tradition séculaire principautière, on fait tout au pif.
Ceux qui veulent des dosages précis sont priés d'aller chercher sur le web où ils constateront que personne n'est d'accord, et qu'il y a des variantes, qui avec des échalotes, qui sans champignons, qui avec des tomates (?), etc... Alors chacun faifaifait, skilui plaîplaîplaît !
1- on porte à ébullition du bouillon de poule, avec du galanga émincé, les feuilles de citron déchirées, le ou les piments, la citronnelle écrasée ou coupée en petits bouts.
On laisse mijoter un peu, et puis après, si on a autre chose à faire, on peut couper le feu et laisser infuser tranquille.
2- Ensuite, on filtre le bouillon, ou on enlève les morceaux à l'écumoire, parce que c'est pas très agréable en bouche.
On remet sur le feu, on ajoute :
- 2 ou 3 cuillères de nuoc mam,
- 2 ou 3 cuillères de sauce de soja (quand je vous dis que je fais tout au pif !),
- le lait de coco,
On porte doucement à ébullition ( le lait de coco c'est un peu délicat, faut pas le brutaliser).
3- Pendant ce temps, on lance le riz. Si c'est du bon riz et qu'on le fait bien cuire, il doit être fondant à l'arrivée.
Je dis ça paske j'ai essayé une célèbre marque à carreaux bleus et blancs qui s'appelle L*st*cr*avec plein de u, et qu'il était vraiment pas bon.
Y'a du riz thaï A*uchan équitable qu'est pas mal.
Mais le mieux que j'ai trouvé, c'est chez les tamouls de mon quartier, du Jasmine rice d'une marque qui s'appelle Sun, et qui vient de Bangkok.
Et en suivant à peu près le mode d'emploi sur le sachet, c'était nickel, (surveiller l'absorption de l'eau quand même).
4 - On ajoute les champignons émincés dans le bouillon (Oui, le champignon de Paris ne s'appelle de Paris qu'en France)
Et quand le riz n'est pas loin du but, on ajoute les blancs de poulet émincés finement dans le bouillon, et on coupe le feu au bout de 2/3 minutes, pour que le poulet ne devienne pas dur. Grosso-modo, on le fait pocher, en fait.
Puis on ajoute le citron et on effeuille la coriandre dedans.
5- Ça se sert dans un bol, sur une grosse louchée de riz.
Et c'est une tuerie.
Mais ça fait pas si longtemps que ça, en fait... Martin Luther King a fait son
fameux discours le 28 août 1963...
Pendant ce temps,
Queenofclay fait des voitures vertes et envisage d'émigrer ne Chine.
Je pouvais pas la couper, celle-là.
J'ai appris ces jours-ci qu'on ne pouvait plus visiter la bourse de New-York depuis le 11 septembre.
Et en retombant sur cette page, ça m'a fait drôle de voir d'un côté le souvenir de cette visite et de l'autre le World Trade Center où on est allés le même jour...
Le truc que j'ai trouvé frappant à Wall Street, c'est à quel point cet endroit extrêmement technologique et symbole de puissance économique, ressemble à un marché à la criée, avec des types hystériques en bras de chemises qui hurlent comme des possédés, et des cochonneries partout parce qu'ils jettent tout par terre... ça paraît tellement primitif par rapport aux enjeux...
En même temps, pour ceux qui savent pas, il y a une sculpture d'un énorme taureau couillu et aggressif sur une place à côté, et c'est assez raccord.
Un truc rigolo quand on est sortis : Les rue étaient sillonnées par un camion plein de types chauves en saris jaunes qui agitaient des clochettes en chantant Hare Krishna... ça au milieu des buidings ultra-modernes et des gars en Armani, c'est New-York...
Quand je vous dis que ce carnet est vraiment très en dessous de ce que j'aurais voulu qu'il soit !
Pour en revenir à ce qu'on pouvait faire avant le 9/11 et qui est sûrement impensable aujoud'hui, George nous a donc fait visiter le City Hall, c'est à dire l'hôtel de ville de New-York.
On est arrivés comme ça, il a jeté au planton à l'entrée : "Je vais leur faire visiter !"
J'ai cru qu'ils se connaissaient, mais rétrospectivement j'en suis pas si sûre. Et on a tout visité, sauf le bureau personnel du maire. Mais on est entrés dans tous les autres bureaux, salles de réunions, etc... Et personne ne nous a demandé ce qu'on faisait-là... Mes frères se sont même photographiés sur les petites tribunes des salles de conférence, avec les drapeaux et l'aigle américain dans le dos...
Sans George, on n'aurait jamais envisagés une telle visite. Et je ne suis pas sûre qu'en France, ç'aurait été possible, même avant l'époque Vigie pirate.
Dans un prochain épisode, j'explique le Tom Kha Kaï... et après, les merdouilles que j'ai achetées.
Paske c'est le souk dans les pages qui restent...
Alors une filigirl dessinée au doigt sur le pad du MacBook, y'avait longtemps.