Y'a les copains qui flanchent, il est temps que je recommence à m'occuper de ce blog, alors que j'irai bien faire la sieste... Quoi on est lundi matin ?....Je vois pas où ça gêne !...
Bon, reprenons.... Oui, paske si on m'interrompt tout le temps, c'est pas la peine de râler quand je suis pas là !...
Keske je disais ? Ah oui !
Bon alors aujourd'hui, c'est un thème pédagogique pour les gens qui ne dessinent pas.
On l'ignore trop, mais le style est souvent déterminé par l'outil qu'on a dans la main.
Et alors moi, j'ai passé toute ma scolarité à crobarder sur mes cahiers, et vous pensez bien que c'était pas avec un Rexel-Cumberland pur carbone, ou avec un pinceau en poil de poney de Mongolie ou de Martre Kolinski et de l'encre de Chine au noir de fumée du Sé-Chouan.
Que nenni.
J'ai beaucoup bossé avec les crayons de base listés dans mes fournitures scolaires, et des stylos de toutes sortes du bic mono-couleur au Ball Pentel, en passant par toutes les modes qui ont balayé mes années de scolarité.
Oui, moi aussi j'ai connu les filles qui écrivaient à l'encre turquoise, avec des ronds sur les i. J'ai sûrement esssayé, même, dans les rares moments où j'écrivais.
Et alors y'a un truc qui a été à la mode pendant un bon moment, c'était le stylo-plume Stypen qu'était genre comme la montre Kelton : ça coûtait que dalle, quand c'était mort, on en achetait un autre. Ou même on pouvait en avoir plusieurs avec des cartouches de couleurs différentes.
Oui, la Société de Consommation, c'était nous, et à l'époque on savait pas que la production de déchets allait nous étouffer.
Enfin, certains le disaient et ils parlaient même de recyclage, mais évidemment, ils passaient pour des cinglés qui racontent n'importe quoi et qui font chier. Je suis pas sûre que ça ait tellement changé, d'ailleurs.
Or donc, j'ai usé pas mal de Stypens, et puis un jour, je suis passée au Parker, je sais plus pourquoi, mais c'était bien aussi.
Et puis un jour, j'ai arrêté de faire des études qui m'obligeaient à écrire. Alors j'ai arrêté d'utiliser ces trucs-là. Surtout que c'est pas de l'encre de chine qu'il y a dedans (ben non, ça bouche), donc même quand c'est noir, en fait c'est gris, et puis c'est pas indélébile. Bref, ça convient pas vraiment pour l'illustration.
Bon, j'aurais pu me mettre au dessin à la plume et à l'encre de Chine évoquée ci-dessus, mais j'ai un vieux traumatisme d'enfance sur le sujet, que je raconterais une autre fois.
En attendant, pour faire court, je peux pas me servir de ces trucs-là, même si je trouve que ça donne un trait varié, subtil, nerveux, vachement beau.
Enfin chez les autres.
Moi, j'y arrive pas, ou alors accidentellement. J'écris quand même les dialogues de Julie avec, ce qui me permet à chaque fois de constater que je n'ai fait aucun progrès en 56 épisodes. Alors après, faut que je nettoie tout en numérique.
Le numérique, nous y voilà. Oui, c'est là que je voulais en venir.
Alors à cause du numérique qui me permet de faire des trucs que je pouvais pas faire avant, j'ai décidé de recommencer à dessiner au Stypen ou au Parker, enfin avec un truc de ce genre.
Paske je peux transformer un trait gris en trait noir, et barbouiller des litres de couleur dessus, ça bouge pas.
Alors je suis étée à la papeterie pas loin de chez moi, et j'ai acheté un Lamy paske la dame m'a dit que c'était bien.
Ensuite, j'ai essayé de me mettre dans les mêmes conditions qu'à l'école. Mais comme le Célèbre LJVD refusait de me faire un cours sur le plan quinquennal et les Kolkhozes en Union Soviétique ou sur la thermodynamique, je me suis mise devant la télé.
Et j'ai redessiné machinalement le même genre de trucs qu'à l'époque avec les Stypen et les Parker. C'est revenu tout de suite, même si j'étais rouillée.